Intermédiaires
Registre des courtiers
Le choix d'un intermédiaire pèse davantage sur le résultat d'un particulier que la plupart des stratégies dont il se préoccupe. Cette page décrit les modèles économiques en présence, puis recense les acteurs, y compris ceux qui ont disparu.
Comment un courtier se rémunère
Trois sources, combinées différemment selon les maisons.
- L'écart de cotation. Le courtier reçoit un prix de ses fournisseurs de liquidité et le rediffuse en l'élargissant. La marge ajoutée, ou markup, constitue sa recette. C'est le modèle le plus répandu auprès du grand public parce qu'il donne l'impression d'une absence de frais.
- La commission. Le courtier transmet un écart quasi brut et facture séparément, généralement au volume traité. Plus lisible, souvent moins coûteux au-delà d'un certain niveau d'activité.
- Le financement au jour le jour. Sur les positions conservées d'une séance à l'autre, l'écart de taux entre les deux devises est répercuté avec une marge. Sur une position tenue plusieurs semaines, ce poste dépasse fréquemment le coût d'entrée.
Trois modèles d'exécution
Réseaux de contribution et places électroniques
Le socle du marché reste interbancaire : plateformes de contribution réservées aux banques, puis réseaux de communication électronique ouverts à un cercle plus large. La transparence y est totale, chaque contributeur affichant ses prix, et la rémunération se fait presque toujours par commission. L'accès direct d'un particulier y demeure rare et suppose des montants conséquents.
Courtiers en transmission
L'intermédiaire ne prend pas position : il transmet l'ordre à ses fournisseurs de liquidité et se rémunère par commission, par marge sur l'écart, ou par les deux. Ce modèle est souvent désigné par les sigles STP ou « sans table de négociation ». Il présente l'avantage de l'alignement d'intérêt : le courtier gagne au volume traité, quel que soit le résultat du client.
Teneurs de marché
Le teneur de marché fixe lui-même ses prix et devient la contrepartie de son client. Il peut couvrir son exposition auprès de ses propres fournisseurs, ou la conserver. Ce modèle permet des écarts fixes et des tailles de position très petites, ce qui explique son succès auprès des débutants.
Il pose en revanche une question de principe qu'il faut nommer clairement : lorsque le courtier conserve l'exposition, il gagne exactement ce que le client perd. Le conflit d'intérêt est structurel. Il est encadré par les obligations d'exécution au mieux et par la supervision du régulateur, mais il ne disparaît pas. Une méfiance particulière s'impose devant une offre affichant des écarts fixes très serrés sans aucune commission : quelqu'un paie cet écart.
Ce qu'il faut vérifier
- L'entité contractante. Une même marque exploite souvent plusieurs sociétés selon le pays de résidence du client. Les protections applicables dépendent de celle avec laquelle vous signez, pas du logo.
- L'agrément. Recherche dans le REGAFI et dans le registre de l'autorité d'origine, puis contrôle des listes noires de l'AMF.
- Le taux de comptes perdants affiché sur les communications commerciales. Son absence est rédhibitoire.
- La structure de coûts complète : écart, commission, financement au jour le jour, conversion de devise, inactivité, retrait.
- Les conditions de retrait. Les difficultés se manifestent presque toujours à la sortie, jamais à l'entrée.
- Le niveau de garantie associé au pays d'agrément, détaillé sur la page Réglementation.
Le registre
Les fiches ci-dessous couvrent des intermédiaires accessibles au public francophone, ainsi que des marques anciennes conservées à titre documentaire. Ce recensement n'a rien d'exhaustif et ne constitue pas un classement.
| Marque | Entité et supervision | Depuis | Statut |
|---|---|---|---|
| Saxo Banque | Saxo Banque France, filiale de Saxo Bank ; ACPR et AMF | 1992 | En activité |
| IG | IG Europe GmbH, Francfort ; BaFin, passeport notifié à l'ACPR | 1974 | En activité |
| XTB | XTB S.A., Varsovie ; KNF, succursale française sous contrôle de l'AMF | 2002 | En activité |
| Pepperstone | Pepperstone EU Ltd, Chypre ; CySEC. Groupe également agréé BaFin et FCA | 2010 | En activité |
| AvaTrade | AVA Trade EU Limited, Dublin ; Central Bank of Ireland | 2006 | En activité |
| eToro | eToro (Europe) Ltd, Chypre ; CySEC. Groupe coté au Nasdaq | 2007 | En activité |
| Plus500 | Plus500CY Ltd, Chypre ; CySEC. Groupe coté à Londres | 2008 | En activité |
| FXCM | Marque du groupe Stratos, détenu par Jefferies ; entités FCA et CySEC | 1999 | En activité |
| Markets.com | Safecap Investments Limited, Chypre ; CySEC, licence 092/08 | 2011 | En activité |
| Ava FX | Nom d'origine d'AVA Trade EU Limited, abandonné au profit d'AvaTrade | 2006 | Renommé 2013 |
| Finexo | Marque exploitée par Safecap Investments, aujourd'hui concentrée sur Markets.com | 2003 | Archive |
| ForexWebTrader | Seconde marque de Safecap Investments, abandonnée | 2008 | Archive |
| ClickForex | Courtier en ligne présent sur le marché francophone à la fin des années 2000 | n. c. | Archive |
| Cambiste.com | Courtier français absorbé lors de la création de Saxo Banque | n. c. | Absorbé 2008 |
Les dates indiquées sont celles de la création de la société ou du lancement de la marque. Les entrées d'archive sont conservées parce que ces noms circulent encore dans les documents et forums anciens : les retrouver ici évite de les confondre avec des offres actives.
Autres acteurs établis
D'autres intermédiaires agréés dans l'Union ou en Suisse s'adressent au public francophone sans faire l'objet d'une fiche détaillée sur ce site, parmi lesquels Interactive Brokers, Swissquote, CMC Markets, ActivTrades et Admirals. Leur absence du registre ci-dessus ne traduit aucun jugement : elle tient au périmètre de ce guide, hérité de la version de 2007.
Méthode et limites
Les fiches reposent sur des sources publiques : registres des autorités de supervision, communiqués des sociétés, publications réglementées des groupes cotés. Les conditions commerciales évoluent en permanence et ne sont pas reproduites ici ; celles qui figurent sur le site d'un courtier font foi.
Aucune des sociétés recensées n'a de droit de regard sur ce registre.